15 Mai

Comment composter quand on habite en ville ?

Comment composter quand on habite en ville ? C'est une question pas simple ! Aujourd'hui je te file toutes les astuces zéro déchet pour composter sans vivre à la campagne ! Salut ! Aujourd’hui, je reviens pour parler compost ! Non, je n’ai pas complètement craqué. Je sais qu’il y a plus glam’s comme topics dans la vie. Soyons franc deux minutes. Ca ne va pas être la party fun tonight avec les épluchures de patates. Mais bon, quand il faut y’aller, il faut y’aller. Je ne peux pas te parler exclusivement de masque ou de paillettes, non ?!

Quand j’ai débuté ma green aventures, j’avais deux limites auto fixées. (Oui, les limites, c’est important ! ) C’était le compost et l’odeur « encens patchouli ». Hors de question de sentir la bobo toujours en tong « qui sait tout sur tout » ou d’inviter des vers de terres sur mon balcon.

Sûre que j’allais renverser le truc par terre tous les quatre matin et me retrouver avec pleins de bestioles gluantes sur mon jean. J’ai la délicatesse d’un ours (mais pas la fourrure, hein), je me suis fait une raison.

Bon, le temps a passé. Depuis, j’ai même réussi à faire entrer chouchou dans un magasin bio en évitant toutes crises cardiaques. Je me dis que “je suis prête à tout” !! Et surtout à dépasser mes limites (sauf pour le patchouli, il ne faut pas déconner). Du coup, je me suis interrogée sur l’intérêt de la décomposition de la patate ou le compostage plus joliment dit.

Pourquoi devrait-on se mettre a composter, bon sang ?

Eh bien, c’est assez simple, en fait. Tout part du fait que « ce qui se composte, ne se recycle pas ». En gros, si tu le mets dans ta poubelle marron, ça part à l’incinérateur ou dans une décharge.

Le tri sélectif ne prévoit pas l’option « décomposition en folie » des aliments. On ne va pas tergiverser 3/4 d’heures, c’est quand même pas gégé. On brûle tout un tas de trucs alors que le compost lui, eh ben, il embête personne. Il fait son petit bout de chemin, et fait pousser les plantes !

C’est 30 % de nos déchets ménagers qui sont donc mal traités faute d’être compostés. Aujourd’hui, on produit environ 390 kg de déchets par personne et par an : le compost pourrait donc permettre de réduire 110 kg environ ( c’est quand même pas une paille). D’ailleurs, c’est ce bilan qui me pousse tous les jours à faire des effots dans le zéro déchet. Si tu veux en savoir plus, tu peux lire joyeusement l’article qui te parle plus sérieusement de la définition de ces petits habitudes anti poubelle.

Comment qu’on composte en ville, au juste ?

Moi, je viens de la cambrousse. Chez moi, on ne parle pas de compost… Enfin, pas vraiment, c’est dans l’ordre des choses. On fait des « tas ». En gros, tu entasses dans le fond du jardin tous les déchets verts de ta popote ou les restes des repas. Pas de frigo avec de la moisissure pour week-end prolongé chez nous. Tout retourne dans le jardin !

Aujourd’hui, j’ai migré pour de moins vertes prairies (et les odeurs de pots d’échappement). Je suis devenue une fille de la ville, quoi. Du coup, je n’ai pas de jardin ou d’endroit qui me paraissent potentiellement intéressants pour entasser mes épluchures ! Et ça, c’est un problème de taille, petite fraise des bois.

A force de chercher, j’ai fini par trouver une ou deux solutions qui peuvent répondre à mes objectif tout personnel ( pas de bêtes, pas de bêtes, pas de bêtes). Si si, ça existe, je te jure.

 

le compost de quartier

( ou l’art de déléguer à plus motivés)

C’est ma solution ! Le truc que j’adore utiliser et que je ne quitterai pour rien au monde ( sauf si je retournes à la campagne hein). Faut dire que le compost de quartier pour les paresseux, c’est la vie ! C’est un truc écolo qui prend exactement 5 minutes et … qui ne met pas de bestioles sur ton balcon.

Mais c’est quoi le principe ? 

La particularité du compost de quartier, c’est son aspect collectif. En gros, un équipement est mis à disposition d’un territoire plus ou moins grand ( quartier ou copropriété) pour le traitement des déchets organiques.

Le truc est constitué de trois bacs pour suivre correctement la masse de compost en décomposition : un bac pour déposer, un bac pour un stade avancé, un bac pour la sciure de bois. Ca donne l’impression d’un truc assez technique si tu veux mon avis en mode « grand gourou de l’épluchure » ( et tout et tout).

L’idée, c’est que tu passes poser tes déchets quand tu en as un paquet ( soit une ou deux fois par semaines selon les saisons). Chez nous, l’habitude est prise, et en cas de rush intersidéral, on congèle tout une semaine et on dépose après ( retiens bien cette astuce qui n’a l’air de rien…)

Le bilan des deux ans : 

Je trouve que c’est rassurant de partir sur un projet collectif ! Pour la petite angoissée de 1er plan que je suis, c’est carrément chouette de savoir qu’un mec formé et motivé passe de temps en temps pour gérer le truc et éviter les problèmes. On participe à une initiative super positive sans se prendre ( trop) la tête.

Par contre,  on ne peut pas mettre autant de choses que dans un compost individuel  … Question d’équilibre du truc, j’imagine. Et ça, j’avoue que cela peut être un brin frustrant. On oublie les cheveux, ou les ongles & la poussière… Ou on se met à être une rebelle du compost de quartier au risque que le pro s’énerve à la fin ( c’est à toi de voir, moi je mixe selon l’humeur).

Voici les consignes de tri de mon compost de quartier mais, elles sont précisé à chaque spot alors n’hésites pas à t’informer auprès de l’association qui s’en occupe ! 

Pour la petite histoire, je te file tout de même mes deux astuces du compost de quartier pour fille pressée et pas dégourdie :

1 Congeler le bordel en cas de crise : l’humidité du congèle, c’est l’eau qui se trouve dans l’aliment. En le sortant une demi heure avant de te rendre vers les bacs, tout sera rentré dans l’ordre.

2 Utiliser une poubelle de cuisine avec un filtre à charbon : ce truc peut t’aider à éviter les mauvaises odeurs et les mouches si tu vas au compost une fois par semaine au lieu de deux. C’est magique !

C’est bien joli tout ce que je te raconte, hein. Le compost de quartier, c’est une belle solution. Mais il y’a de grande chance que ta ville ( ou les associations du coin) n’a pas encore vu la lumière et ne souhaite pas proposer ce service de base. Après tout, c’est eux les grands chefs de ce qu’ils te proposent.

Du coup, j’ai fait quelques recherches supplémentaires. Et je peux te dire que tu as deux autres options. L’une impliquant des bestioles, l’autre non. En gros, si tu es toute seule perdue dans la jungle urbaine, tu as le choix entre :

Le lombricomposteur 

( avec pleins de bestioles)

Un contenant qui reçoit tes déchets organiques et des ver de terre qui mangent, brassent, et transforment le tout. On appelle ça la méthode à froid, car normalement, il n’y a pas de montée en température du truc (et donc de mauvaises odeurs).

C’est une bonne option quand tu es en appartement, car cela prend peu de places, demande un entretien régulier (mais modéré ?!) et … s’adapte plutôt à des températures tempérées (et donc intérieure).

 

Si vous êtes motivée par la chose, je vous conseille vivement la boite à terre,un lombricomposteur 100% français réalisé avec du bois de récup.

 Un composteur Bokashi

( option sans bestioles)

ce truc se vend sur l’argument qu’il n’y a pas de bestioles et qu’il repose sur une poudre bio fermentée (joie intense face à l’invention). En gros, il dépend d’une poudre créé pour ça qui est remplis de microbes, de bactéries faites pour que la décomposition se passe bien. C’est apparemment méga tendance en Asie (il faut bien que ça le soit quelque part, non ?)Je t’avoue que cela me paraît une meilleure option que les petits verres. Juste par précaution de mon estomac sensibles face aux bestioles gluantes. C’est un avis tout personnel.

Du coup, j’ai fait des recherches et j’ai trouvé un article qui explique comment diable crée sa propre poudre (ouf, ça existe) et je suis méga rassurée sur le procédé. Ce n’est pas une arnaque, c’est simplement plus simple d’en acheter ! Je te mets le lien en anglais si cela t’intéresse.

C’est tout pour aujourd’hui

C’est tout pour aujourd’hui, j’espère avoir pu t’aider à voir un peu plus claire sur le bazar ( et éventuellement te motiver pour te lancer) ! Et si on en discutait hein ? Sur les réseaux sociaux, ou en commentaire de l’article, donne moi ton ressenti face à tout ça ! Convaincu ? pas convaincu du tout ? A très vite pour de nouvelles aventures acidulées !

Si tu souhaites en savoir plus, tu peux découvrir :

1/ mon article sur ce qu’est vraiment le zéro déchet,

2/ le grand débat sur l’intérêt écologique du lave vaisselle ( mais siiii, je t’assure que c’est passionnant ! )

xoxo Edith

 

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