Choisir et utiliser des cotons lavables dans sa routine beauté zéro déchet –
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09 Jan

Choisir et utiliser des cotons lavables dans sa routine beauté zéro déchet

Choisir et utiliser des cotons lavables, c'est une petite question que l'on se pose au moment de débuter le zéro déchet ! Je te donnes tout mes conseils aujourd'hui !

Bonjour petite fraise des bois ! Je suis ravie de te retrouver pour te parler de comment choisir et utiliser des cotons lavables. Même si ça n’a l’air de rien, je t’assure que le sujet vaut son poids en cacahuètes !

Les cotons, c’est le petit objet jetable du quotidien. Je dirai même plus, c’est le compagnon préféré des Français dans la salle de bains ! On ne le voit même plus son coton plein de lotion. On l’utilise et puis c’est tout ! Personne n’échappe à ce petit carré blanc du jour.

On succombe toutes à son contact tout doux pour se démaquiller ou se passer un peu de lotion “ coup de frais” le matin.

Il faut bien se l’avouer, les cotons sont nos amis et on n’a pas envie de les quitter. Oui, mais voilà, on en jette des quantités astronomiques dans notre routine soin et beauté : vraisemblablement entre 740 et 1800 cotons par an (selon que tu en utilises deux ou cinq par jours). Soit un gros paquet de cotons.

Personnellement, j’utilisais 5 cotons jetables par jour, soit environ 1800 coton par an. Après vérification sur les prix pratiqués en ce moment dans les supermarchés, cela me coûtait environ 70 euros l’année, cette histoire. Je n’achetais pas les moins chers non plus, hein. Mais bon, après trois ans, ça me paraît énorme, c’est quand même deux soirées au restaurant cette histoire.

Pourtant, il s’agissait juste de trois cotons pour me démaquiller correctement le soir et deux cotons le matin pour appliquer ma lotion et de l’huile hydratante. Pas de quoi en faire un fromage non ?

C’est quoi le problème du coton jetable dans ma salle de bains ?

Ce sont beaucoup d’efforts pour pas-grand-chose !

La première chose qui pose problème avec cette histoire de coton dans ta routine beauté, c’est tout simplement le rapport entre les ressources utilisées et le temps d’utilisation.

La production de coton nécessite forcément du travail, du transport internationale et un traitement industriel pour arriver jusqu’à toi.

Tout ce petit manège a donc un impact niveau pollution et gaz à effet de serre important au regard du temps que tu vas l’utiliser (environ 30 secondes). Si l’on rajoute à cela qu’il finit ensuite dans une poubelle qui nécessite par la suite tout un manège équivalent, on se rend compte que les cotons, ça peut paraître con, mais c’est une tragédie de la consommation occidentale !

C’est une matière particulièrement gourmande niveau cracra écologique !

Bon en soi, cette petite plante duveteuse et très mignonne ne pose pas vraiment de problème en soi, hein. On l’aime bien ! Elle est joli et pousse majoritaire aux USA (qui l’exporte un max). On ne voit donc pas de problème majeur à tout ce bordel !

 » LA CULTURE DU COTON NECESSITE UN MAXIMUM D’EAU AVEC ENVIRON 5260 LITRES POUR PRODUIRE UN KILO DE COTON »

Le truc, c’est que la culture du coton nécessite un maximum d’eau avec environ 5 260 litres pour produire un kilo de coton (C’est le CNRS qui le dit). En gros, si tu cherches un peu, tu te dis qu’un paquet de 48 disques de cotons classiques correspond environ à 260 litres d’eau. Ca fait un peu flipper non ?

Si tout cela ne suffisait pas, il s’avère que la culture du coton draine un bon paquet de pesticide : 10 % de la totalité des produits utilisés par an selon l’OMS. Un bon bilan bien chimique en soi !

choisir et utiliser des cotons lavable dans sa routine zéro déchet

Les cotons que l’on utilise subissent un paquet de traitement mécanique ou chimique.. Cela leur permet d’être blancs et absorbants sur nos étagères. Le blanchiment du coton exige par exemple d’utiliser du chlore ou des azurants chimiques.

Tous ces traitements induisent donc l’utilisation de ressources naturelles, et l’émission de gaz à effet de serre, comme la plupart des activités industrielles.

Tu l’auras compris, utiliser des cotons au quotidien, ce n’est pas un geste très écologique.

Pourtant, c’est un objet dont on peut se passer assez facilement grâce à des carrés ou des lingettes lavables. Un truc con comme la lune, en fait.

C’est quoi les cotons lavables ?

On ne va pas faire un discours de 500 mots pour expliquer ce qu’est un coton lavable. Tu t’endormiras sur place. Et moi, aussi. C’est méga simple comme truc.

C’est un bout de tissu absorbant qui s’utilise tout pareil tout pareil qu’un bout de coton classique. Il existe plusieurs types de lingettes dans des dimensions différentes. Ils s’adaptent donc aux besoins quotidiens de chacun et sont censés les remplacer simplement (se démaquiller, nettoyer les fesses de bébés, appliquer de la lotion).

Voilà ! La seule vraie différence ? Ils passent à la machine à laver pour tout un tas d’année. Ils en existent pleins de différents, tu as l’embarras du choix !

Combien en avoir ?!

Du coton, on en toujours besoin. L’idée, c’est que tu es toujours à disposition un ou deux carrés (voir trois ou quatre en cas de catastrophes “eye liner et mascara”). Il faut donc que tu en es suffisamment pour en avoir tout un tas dans tes tiroirs ET tout un tas dans ta machine à laver.

Comme ça, ton roulement fonctionnera.

Personnellement, je me suis confectionné deux kits de cotons lavables au fil des années. J’en possède donc une bonne vingtaine. C’est amplement suffisant pour une routine qui limite l’utilisation de coton

Pour démarrer, tu peux très bien partir sur dix petits carrés de tissus. C’est suffisant pour tenir quatre jours où cinq jours et donc de laisser sécher si besoin les cotons propres.

Le hic :

Le coton lavable, c’est le meilleur ami des routines beauté naturelle… Pas vraiment de celles remplies de produits chimiques. Du coup, ils ne sont pas utilisables avec du dissolvant. #Grosfailduvernisàongles.

Mais pourquoi tant d’injustice me dira tu ? C’est bien simple en fait :

1/ le vernis ne partiras plus jamais de ton coton après utilisation et ca fera un truc très bizarre sur la lingette ( Moitié solide, moitié rapeux. Tu notes que j’ai essayé =^^=)

2/ le produit est bien trop dangereux pour que tu puisses risquer qu’il en reste et coller simplement ensuite le coton sur ton visage ou dans ta machine à laver.

Voilà. Du coup, soit tu oublie le vernis. soit tu achète un paquet de coton de temps en temps. Soit tu « grattes » ton vernis à ongles ( mais c’est quand même pas terrible comme activité dans la vie). N’hésite pas à me dire comment tu fonctionne sur la question : tu as trouvé une alternative au vernis sur les pieds ? tu as trouvé une alternative qui te permet de laver au coton ?

choisir et utiliser des cotons lavables

Comment entretenir ses cotons lavables ?

Du coup, c’est bien joli tout ça, hein. Mais on fait comment pour les garder ses cotons lavables ? On parle matière, couleur, douceur, mais jamais du lavage !

En fait, j’imagine que l’on ne trouve pas souvent de grand discours sur l’entretien des petits carrés démaquillants parce que c’est facile. Voilà. Comme ça ne pose pas de problème à celles qui sont convaincues, on n’en parle pas. Égoïste que l’on est ! =^^=

Pour faire court, les cotons lavables s’entretiennent en les mettant dans une machine à laver sur un programme classique. Avec le reste sans trop de problèmes.

Si je n’ai qu’un conseil c’est d’utiliser un petit sac en tissu fin pour les regrouper. Tu t’éviteras la joie de les chasser à la sortie de la machine et tu gagneras du temps.

Si tu as choisi des cotons lavables aux couleurs clairs et que tu n’aimes pas les traces de mascara, une nuit dans un peu d’eau chaude et de savons de Marseille est indispensable pour enlever “le gros” du truc.

Perso, je n’ai jamais récupéré l’ensemble de mes cotons. Ils sont propres mais tâchés. Si les marques sont un truc qui te rebute, préfère des cotons aux couleurs sombres (noirs ou gris foncés). Tu pourras en profiter plus tranquillement.

Quelles matières pour les cotons lavables ?!

En fait, les cotons lavables ne sont pas forcément en coton ! Il n’y a que le nom qui reste. Il s’agit plutôt de petit carré de tissus que tu peux utiliser pour les mêmes besoins. Du coup, te voilà face à une multitude de petits carrés pleins de motifs rigolos dans les boutiques spécialisées ou les magasins bio sur internet.

Je te vois déjà froncer les sourcils et te prendre la tête ! Comment choisir ces nouveaux objets que tu ne connais ni d’Eve ni d’Adam sans te tromper ?

Oublie les larmes et les recherches internet interminable, je suis là pour toi, petite fraise des bois ! Ne t’inquiète pas, ce n’est pas forcément la croix et la bannière cette histoire de coton. Tu vas très bien t’en sortir sans souffrir !

Du coup, si je ne vais te parler dans un premier temps que des matières que l’on peut trouver sur des produits types cotons lavables, hein.

L’option récup et recyclage ou “ atelier créatif” est déjà traité sur jolichahut. Je te laisse la découvrir ici (c’est celle que j’utilise au quotidien). Par contre, comme je suis de la team #jecoudscommejerespire, je n’ai pas de visuels de coton lavable acheté… J’ai du improviser, j’espère que tu ne m’en voudras pas !

Le coton bio :

dispo chez lulu nature.

Culture et pollution :

le coton bio (sur des produits durables et non-jetables) est une belle option écologique avec un bilan tout à fait honorable !

Sa culture n’utilise pas d’OGM, d’insecticides ou de produits chimiques. Elle est donc plus respectueuse de la terre et de notre peau que le coton classique. Il n’en reste pas moins que cette plante nécessite tout un tas de litres d’eau pour la cultiver. Tu sais, ces fameux 5 260 litres pour un kilo de plantes exploitable !

Utilisations :

les cotons lavables en coton sont douces et reflètent finalement ce que tu peux déjà connaître. Certains ont également une face un peu “boulochée” qui accroche un peu et peuvent servir de face “gommante”. Leurs utilisations ne présentent aucun souci pour les peaux sensibles.

L’Eucalyptus ou le Tencel

dispo en bi face chez tendance d’emma

Culture et pollution :

Le tissu d’eucalyptus appellé Tencel est une fibre que l’on obtient à partir d’une pâte à bois d’Eucalpytus. Il s’agit d’un type de fibre utilisant le procédé de fabrication du Lyocell.

Le + : c’est que l’eucalyptus ne nécessite que très peu d’eau d’une part, et pas de produits chimiques ou d’insecticide. Le truc pousse tout seul, c’est quand même pas mal !

En plus, il est majoritairement exploité dans des forêts durable (PFC ou PEFC). En fait, le procédé de fabrication dit “lyocell” est un procédé plus écologique que celui de la viscose. Il permet d’encadrer l’utilisation du solvant et de le réutiliser à 97 % (et donc de limiter les émissions et les effets nocifs). Autre gros avantage de ce procédé, il crée une fibre recyclable.

Le – : sa production nécessite l’intervention de tout un tas de professionnel à travers le monde ! Il y’a donc BEAUCOUP de transport.

Utilisations :

Le tencel absorbe l’humidité et prévient la formation de bactéries. Il est donc super intéressant pour une routine beauté, mais aussi pour débarbouiller le petit nouveau de la maisonnée !

Ce tissu est super méga doux et convient aux peaux les plus sensibles. Pas de soucis de ce côté-là, tu ne développeras pas (hors réaction totalement imprévue de ton épiderme) de rougeurs ou de réactions inconfortables.

Les cotons lavables présentes sur le marché présentent comme celles en coton bio une face plus épaisse que l’autres. Son utilisation est donc très facile !

 

Le viscose de Bambou :

dispo sur tendance Emma

Culture et pollution :

la viscose de bambou est une fibre que l’on obtient à partir de la cellulose de bambou. Il s’agit en fait de transformer la plante pour obtenir une fibre à Travers les mêmes procédés industriels qu’une viscose classique, en gros. Ce n’est rien de révolutionnaire. On change juste d’arbre pour le faire !

Le + : le bambou, ça pousse sans insecticides ou produits chimiques. Certains poussent même d’un mètre par jour. Ce truc grandit sans trop d’aide et présente une capacité d’absorption du CO2 méga intéressant (environ 35 % supplémentaire niveau mondial). C’est donc une plante intéressante question rendement et écologie.

Le – : sans entrer dans des détails méga compliqué et te faire passer un master spécial “ je fabrique mon tissu”, la viscose utilise un paquet de produits chimiques et notamment de la soude caustique, de l’acide sulfurique et du sulfate de soude.

Bambou ou pas bambou. Le truc n’est pas folichon.

Niveau récupération, la viscose ne prévoit pas grand chose. On utilise les produits chimiques et il reste où ils sont. Tu l’auras compris, ce n’est quand même pas génial.

Utilisations :

la viscose est une fibre douce qui ne présente pas de difficulté d’utilisation et qui se lave très bien. Elle est pratique. Sur certains produits, elle peut très vite boulocher et mal finir. Il faut donc bien l’entretenir.

Pas de contre-indication particulière s’agissant de la peau. Simplement, et compte tenu des produits chimiques utilisés, j’imagine qu’il vaut mieux faire attention. Si tu as la peau fragile, passe donc ton chemin !

 

Le Chanvre :

dispo sur lulunature –

Culture et pollution :

Le Chanvre est une plante que l’on cultive en France depuis quelques siècles déjà. Son plus gros succès se place autour du 18ème siècle, c’est te dire !

Attention ! Ne t’inquiète pas ! La variété utilisée ne contient pas tout un panel de psychotrope illégal qui pourrait t’attirer les flammes de quelques représentants de la loi. C’est une plante tout à fait banale et méga résistante !

Le Chanvre est une plante qui pousse très vite naturellement. Il présente de nombreux avantages écolo : pousse sans pesticides ou insecticide et avec peu d’entretien.

Sa fabrication fonctionne un peu comme le lin. On le fait macérer dans de l’eau, puis on le broie. Cela permet de rompre le lien entre les différentes partie de la plante et la fibre utilisée.

Utilisations :

Le chanvre, ce n’est pas le stéréotype de la douceur. Il est solide à toutes épreuves, il tient la vie de rats. Mais question douceur… On peut repasser ! Certains produits présentés essaient de combler cela par un mixage coton bio / Chanvre. N’hésite pas à donner ton avis en commentaire, je n’ai jamais testé ce type de produit.

C’est à tester non ?

 

Ma sélection Chouchou

En définitive, je crois que je ne saurais pas mieux te conseiller que de te fier à des produits simples réalisés à partir de matières écologiques et par des petits créateurs français. C’est ce que l’on trouve sur Etsy et c’est ce qui ressemble le plus à ce que j’utilise tous les jours ( les défauts de débutants couture en moins). Je t’ai préparé une petite selection que j’ai adoré découvrir. J’espère qu’elle te plairas.

*Ces produits sont des liens affiliés. Ils n’en demeurent pas le moins du monde absolument merveilleux. 

 

 

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Voici certains articles qui pourront t’aider à passer aux cosmétiques naturels et / ou zéro déchet :

1/ Tu peux découvrir mes conseils pour continuer à choisir et utiliser un shampoing solide !

2/ Tu peux te renseigner sur les labels bio dans les cosmétiques !

3/ tu peux découvrir l’avis de fanny, ou encore celui de bananapacakes pour te faire une idée plus fournie !

A très vite petite fraise des bois

Pleins de Chahut à toi ! 
1Comment
  • Clémentine
    Posted at 18:32h, 10 janvier Répondre

    Ahaha, je me demandais ce que ça donnait avec le dissolvant (je n’ai pas osé tester sur mes petits cotons fait maison avec mes chutes de tissus)… Merci pour l’info !!!

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