23 Jan

Passer au déodorant naturel, quelles différence ?

Bonjour petite fraise des bois ! Aujourd’hui, je te retrouve pour discuter du passage au déodorant naturel et zéro déchet. Oui, madame, même si ce n’est pas à priori méga ragoûtant, on va parler transpiration, mauvaise odeur et tribulation hygiène écolo. Ca fait partie du jeu !

Tu t’es déjà retrouvé à devoir choisir un nouveau déodorant naturel durant ta transition écologique ? En ce moment, le choix entre consommer durable et sentir de l’aisselle se pose ? Pire, tu te retrouves avec une solution qui ne fonctionne pas et tu ne sais plus quoi faire ? Cet article est fait pour toi !

Pour la petite histoire, la question du déodorant s’est posé assez tardivement dans mon cheminement éco-responsable. Cela doit faire un an, pas plus.

Je ne saurais vraiment te dire pourquoi. Soit en raison d’une flémingite aigue dans le changement, soit parce que mon ancien déodorant a duré la vie des rats. Soit un peu des deux. Rien de particulier dans le fond. La question ne s’était pas posé.

Toujours est-il que je me suis lancée, il y a peu près un an et que, malgré ce que l’on pourrait penser à la base, ce n’est pas une mince affaire, ce truc ! Entre les odeurs originales des produits bio, l’efficacité toute relative de certains produits ou les réactions étranges de mon corps, passer aux déodorants naturels, ce n’était pas une mince affaire.

Si toi aussi, tu souhaites trouver une alternative naturelle aux déodorants classiques, je t’invite déjà à faire attention à la sensibilité de ta peau.Pour t’en convaincre, je t’invite à passer sur le blog Mango and Salt qui parle transpiration assez régulièrement pour nous avertir sur le sujet ! Je tenais pour ma part à te prévenir au cas où…

C’est BOF pour la santé ?

Les déodorants classiques sont composés principalement avec des trucs de synthèses crées par des petits chimistes dans un labo (sans lien avec un produit “naturel”, finalement). Sans faire dans le détail, tu peux par exemple retrouver des substances type triclosan, de parabens, des sels d’aluminium, de cire de silicone et de talc…

Tout ce petit combiné fait partie des compositions cracra décriées par les experts des cosmétiques biologiques et constitue une des raisons pour lesquels tu pourrais souhaiter changer de routine niveau transpiration. Ne pas risquer de tomber malade pour un truc aussi con que le déo.

Très rapidement, je vais tenter de t’apporter quelques éléments de réponses.

– Les sels d’aluminium-

C’est le grand débat du moment quand on parle anti-transpirant ou déodorant ! Tu en as forcément entendu parler, non ? (où tu vis ? Dans une grotte ?) Personnellement, j’ai eu du mal à tout paner de cette histoire (mon côté “grande scientifique” sûrement).

En fait, les effets du sel d’aluminium sur la santé sont reconnus en cas d’exposition chronique depuis 2003 par l’A.F.S.S.A (l’agence française de sécurité sanitaire des aliments) notamment s’agissant d’encéphalopathie, des troubles psychomoteurs, etc. Mais le fait est que l’AFSSA parle de ce qu’elle connaît : les expositions alimentaires.

En gros, et contre toute attente, manger de l’aluminium, ce n’est pas une bonne idée.

De façon générale, l’aluminium est un élément toxique qui peut recouvrir plusieurs types d’exposition (orale, application cutanée et respiratoire). Du coup, les grands scientifiques se sont posés la question des expositions régulière mais non-chronique dans les cosmétiques par une application cutanée. (ou si notre déodorant chouchou va nous filer une sacrée saloperie).

Une étude de l’université de Genève de 2016 montre un lien entre le développement de cellules cancérigènes sur des cellules mammaires en cas d’exposition in vitro de taux faibles de sels d’aluminium. Une petite exposition serait donc potentiellement risquée si tu force la nature.

Du coup ?!!!!

Aujourd’hui, rien ne prouve que les sels d’aluminium sont vraiment dangereux. Après tout, on ne s’ouvre quand même pas régulièrement l’aisselle en deux pour pshitter de l’anti-transpirant ! En plus, la peau est une protection à l’absorption de telles substances chimiques normalement.

On pourrait donc se dire que tout va bien du coup…. Maaaaaais, ce n’est pas vraiment le cas.

On parle d’une zone sensible que tu peux raser ou épiler ou stimuler et qui du coup “ perd en efficacité”. Une coupure, une égratignure ou une petite inflammation et les barrières s’effondrent (littéralement ?) ! On n’est pas vraiment sur une exposition exclusivement cutanée dès lors que l’on utilise un rasoir !

– Les parabens –

Ah ! Les parabènes, c’est un joli petit joujou chimique que l’on trouve un peu partout dans les cosmétiques et qui, font frémir la chronique depuis quelques années. En fait, les parabens sont une famille de conservateurs, ils luttent contre la prolifération de bactérie dans ta crème de jour petite fraise des bois. A priori, comme ça, on a plutôt envie de leur dire merci….

Mais tu vois, dans les parabènes, il y en a un peu pour tout le goût et rarement dans le bon sens. S’il en existe toute une tripotée, la plupart ont fait l’objet d’étude démontrant un risque pour la santé notamment comme perturbateur endocrinien (ou comment faire danser tes hormones en trois leçons) ou comme substances cancérigènes. Ils ne sont pas tous dans le même panier et certains sont jugés acceptables par les autorités compétentes. Mais vu tout les bazar, je te conseille vivement de prendre des pincettes avec ces bestioles !

Un test de Que Choisir montre que deux parabens bien cracras sont présents dans la plupart des déodorants classiques : Le propylparabène et le Le cyclopentasiloxane. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour notre santé ! Mais je préfère que tu regardes “ chez les pros” pour t’informer !

Encore des emballages

Malgré des efforts récents sur le poids de l’emballage de certains produits, les déodorants classiques ne sont pas éco-responsables. Un déodorant classique peut être soit en mode “roller” soit en mode “aérosols”. Dans les deux cas, on est pas super niveau rapport à la planète :

1Le mode “roller blade” est réalisé en plastique et n’est donc pas outre mesure vraiment recyclable. Seul 16,7 % du plastique consommé en France est aujourd’hui recyclé.

2L’aérosol est souvent composé d’aluminium (et donc recyclable) mais constitue une source de pollution à travers la libération de gaz polluant (à petite échelle pour les déodorants). Ces gaz participent d’ailleurs à 13 % du réchauffement climatique. Comme tu as pu le remarquer, je suis plutôt en mode “ bilan catastrophe” niveau produits aujourd’hui. Trop de produits chimiques, trop de plastiques, trop de pleins de choses ! Mon passage au déodorant naturel venait vraiment (un peu comme tout en fait) par mon désir de simplicité, de naturel et de valeur positive. Bref, tu l’auras sûrement compris je ne suis plus du tout convaincue par les déodorants classiques que je n’invite plus ni dans ma salle de bains ni sur ma peau.

 

Le déodorant naturel, ça change quoi ?

Ce n’est pas parce que je suis convaincue d’un truc dans mon petit cerveau malade que cela signifie que cela s’applique facilement dans la vie de tous les jours ! Ben oui, hein. Parfois, c’est joli sur le papier et c’est une catastrophe au quotidien.

Pour passer au déodorant naturel, c’est un peu un mix. Autant te le dire, tu ne retrouveras pas la sensation, les effets, ou même l’odeur de ton ancien déo. Cela peut effectivement grincer au début.

Pour ma part, les plus gros changements tiennent au fait que :

La Fin de l’antitranspirant –

Ma superbe génétique m’a apporté la capacité de sudation d’un âne en plein effort. Ceci peut être drôle à lire, mais quand il s’agit de tes aisselles, je t’assure que ce n’est pas tous les jours la fête.

Avoir des auréoles sous les bras, c’était un peu ma phobie du quotidien. Un vieux reste des années “acné nattes et appareil dentaire” je présume. Quand j’ai voulu passer aux déodorants naturels, bio et sans déchets… Le choc fut dur.Ne plus “cacher” ma transpiration, mais simplement gérer les odeurs indésirables, ce n’était pas vraiment mon objectif ! À force de réflexions, j’ai passer le cap et trouver d’autres astuces de fifilles pour me simplifier la vie.Adieu anti-transpirant, bonjour déodorant.

Au moins, te voilà prévenue petite fraise des bois, il n’existe pas de produit bio qui “bloque” la transpiration. Rapport au fait qu’on est des foutu bobo et que ce n’est pas bien de jouer avec dame nature (je n’ai pas encore trouvé d’autres explications).

Pour la petite histoire, la différence est un poil importante entre un déodorant et un anti-transpirant. Le premier dispose des propriétés anti-bactérienne qui permettent de “ tuer” l’odeur en cause. Le second permet de réduire “les pores” d’où proviennent la sudation grâce à l’aluminium et donc de réduire le flux. Ce n’est pas tout à fait la même chose.

Au bout d’un an, je crois que j’ai trouvé un équilibre et que, sans produits de synthèse trop importants, ma capacité à transpirer à même diminuer (ou je me suis habituée…). Je ne sais pas si ce sont mes hormones qui se calment avec l’âge ou l’effet du passage au déodorant naturel, mais je t’assure que je ne vais pas m’en plaindre. 

J’ai dû trouver d’autres astuces au quotidien (mettre un Damart sous mes pulls, porter plus souvent du noir que du blanc, identifier les matières qui me conviennent….) pour éviter les effets indésirables de ma transpiration.

Si toi aussi, tu veux tout de même réduire ta transpiration, je te file quelques astuces pas trop compliqué :

1Appliquer du vinaigre de cidre ou de l’aloé vera le soir avant d’aller te coucher sur tes aisselles. Le truc est astringent et va donc aider à réduire la taille du pore au fil du temps (et donc le flux). Comme ils sont antibactériens, ils luttent aussi contre la prolifération des odeurs.

2Manger du persil, de la menthe… La chlorophylle aide à absorber les odeurs corporelles. Du coup, à toi les mojitos, ou l’eau citron/menthe pendant l’été !

3Éviter certains aliments qui provoquent des odeurs fortes ensuite : bière, oignon, ail, asperges, piment, épices…

Bonjour odeur étrange.

Les cosmétiques naturels, c’est très sympa. Simplement, le gars qui les prépare, il a sûrement beaucoup d’humour. Autant te le dire, tout de suite. Le gars, il aime les blagues étranges.Parce que franchement, sentir l’herbe fraîche toute la sainte journée, je ne l’avais pas en tête. Pourtant, c’est ce type de nom que tu trouveras sur certains déodorants… en mode  » herbe fraîche »  » rosée du matin » ( et tout autre petit noms gentillet avec un rapport à un pré… =^^). C’est légèrement déstabilisant au moment de choisir.

En fait, passer au déodorant naturel oblige bien souvent à passer par des produits munis d’huiles essentielles dont l’odeur peut  surprendre. C’est elles les responsables des noms d’oiseaux ( enfin j’imagine). Entre les aiguilles de pins, les odeurs de fleurs d’oranger ou de noix d’arc-en-ciel, on change très vite d’univers olfactif ! Autant être honnête, tu devras oublier l’odeur “bonbons à la fraise” ou “crème chocolatée”, tu ne les trouveras pas sur un déodorant naturel. Bon, est ce vraiment un mal ?

Elle me paraît aujourd’hui une évidence. Et personnellement, je ne reviendrais pas en arrière. J’imagine qu’il faut un temps d’adaptation ! On s’y fait très vite, petite fraise des bois. Ne t’inquiète pas !

Reprendre contact avec son corps .

Les produits classiques ont un point commun. On ne touche pas ses aisselles. Je sais que ça peut paraître complètement con. Mais c’est une réflexion que je me suis faite après quelques semaines avec un déodorant naturel.

Avant, je ne touchais mes aisselles que si j’étais sous la douche. L’idée même d’aller me balader là-dessous me paraissait complètement folle. Pas que j’avais un complexe grandissant sur cette partie de mon corps. C’était une habitude. Autant te le dire donc, la plupart des déodorants naturels sont des “crèmes” emballés dans du verre. Du coup, ton doigt remplace ton ancien roll-on !

Au cas où l’idée de te toucher les aisselles serait un point de non retour ( no jugement là-dessus), saches que la marque Le moly fournit des petites spatule en bois pour appliquer son déodorant naturel. C’est peut-être ta solution tout personnel ?

Petit conseil au passage :

Après application, je te conseille vivement de te laver les mains comme une furie qui se respecte. Les crèmes dont on parle contiennent bien souvent du bicarbonate, ou des huiles essentielles que tu n’as pas envie d’avaler ou de mettre dans ton œil par la suite. Se laver les mains, c’est la base !

Pour éviter les traces sur les vêtements, il n’y a pas 30 000 solutions. Applique ton déodorant en sortant de la douche. Attends trente secondes et ensuite, habilles toi. Les crèmes blanches sur les t-shirts noirs, ça n’a rien de très joli. Autant t’éviter cette merveilleuse découverte avant de démarrer l’aventure !

C’est tout pour Aujourd’hui !

Je voulais quand même te préciser ( mais ai je vraiment besoin de le faire, tu l’auras sûrement compris =^^=) que je ne suis pas une grande scientifique. Je t’ai donc te donner des informations sous le filtre de “mon esprit tordu, mais bienveillant” et tenter de t’éclairer simplement sur le sujet. À bon entendeur, tout de même.

Ce contenu t’a plu ? Tu as envie d’en savoir plus ? de creuser le sujet jusqu’à plus soif ?

Voici certains articles qui pourront t’aider à passer aux cosmétiques naturels et / ou zéro déchet :

1/ Viens découvrir ma superbe comparaison de tous les déodorants solides que j’ai pu tester !

2/ Et si tu fabriquais ton maquillage ? Voici mes recettes pour le teint !

3/ Tu as peut être envie de découvrir un nouveau déodorant naturel ? Je te laisse découvrir les test réalisé par Mango and salt : épisode 1, épisode 2 et épisode 3 !

A très vite petite fraise des bois

Pleins de Chahut à toi ! 

 

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