12 Mai

3 conseils pour discuter du zéro déchet (et rester zen)

Discuter du zéro déchet peut vite tourner au cauchemar. Entre les proches qui ne comprennent pas, les sceptique et les blagueurs, c'est quand même pas évident ! Aujourd'hui, on parle donc de mes 4 astuces pour discuter et rester zen de zéro déchet ! Aujourd’hui, je reviens te parler ma petite fraise des bois de comment (diable) discuter du zéro déchet et rester (en toute situation) méga zen et positive.

Quand tu te lances dans la douce aventure, je fais la guerre à ma poubelle”, tu peux très vite te retrouver face à des situations bien pourries quand il s’agit d’en discuter. (autant le dire franchement, non?)

En gros, le chéri fait des blagues vaseuses dès qu’il en a l’occasion, ta meilleure copine te traite soudain “d’extrémiste de l’écologie”, ou la caissière du supermarché te regarde comme une girafe sur un tricycle quand tu lui dis que “ je n’ai pas besoin du sac en plastique”.

C’est l’ambiance, en somme.

Comme tu l’as sûrement deviné, ces moments du quotidien, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé. J’ai d’autre passions dans la vie que celle de me sentir mal à l’aise. Oui, je préfère de loin les câlins, et les épisodes de Suits ou de Lucifer sur Netflix.
Du coup, j’ai mis en pratique trois astuces pour rester zen et souriante en discutant zéro déchet avec mes proches (ou non d’ailleurs). Après quelques années de pratique (et de galères), je suis persuadée que ces quelques astuces t’apporteront des clefs pour avoir des conversations enrichissantes et en finir avec les cris, les larmes et les portes qui claquent.

Et si tu n’en parlais pas à tout le monde ?

Soyons claire. Le zéro déchet est un mode de vie différent, et tu es convaincue que c’est la marche à suivre. Tu as d’ailleurs peut être un peu la fibre militante et c’est très bien. On sauvera toute la planète, c’est certain (youpi et youplaboum tout ça). Maaaais, quand il s’agit de discuter de ton mode de vie (et surtout de ta différence de mode de vie), je suis bien désolé de te dire quece n’est pas une bonne idée d’en parler au premier venu.

L’autre jour, j’ai entendu quelque chose de très intéressant dans mon application de méditation guidée (oui, je suis une foutue bobo jusque dans mes appli sur mon IPhone et j’assume pleinement.). C’était un truc du genre : “Au début du 19e siècle, il y avait très peu de monde qui prenait une douche tous les jours. Au début du 20e siècle, il y avait très peu de gens qui se lavait les dents tous les jours ».

Au début du 21e siècle, il y’a très peu de gens qui font attention au poids de leurs poubelles ou même à l’impact de leur consommation personnelle . C’est donc toi et moi (et pleins de gens foutrement formidables) qui nous lançons dans l’aventure avant tout le monde. C’est un fait. On ne peut pas vraiment en faire un fromage, il faut bien que quelqu’un ouvre la voie.

Le truc, c’est que pour discuter, il faut être deux. Il faut pouvoir entendre l’autre, réfléchir et partager. Quand il s’agit de discuter du zéro déchet (et parce qu’on est des pionniers, ma petite fraise des bois.) tu peux te retrouver en face de quelqu’un qui n’est pas prêt.

Franchement ?! Ce n’est pas grave. Si tu veux rester zen, tu n’as pas à t’épuiser à hurler toutes les cinq minutes sur le quidam assis au comptoir du café du quartier.

Et du coup, tu fais comment ?

Du coup, la première chose que je pourrais vraiment te conseiller serait de finir clairement et sans concession la conversation si tu sens que la personne en face de toi n’est pas prête. Gentiment. Mais sans porte de sortie. Concrètement, tu peux choisir de changer de sujet, de regarder le ciel pendant qu’il dit sa connerie ou encore te tirer fissa sans demander ton reste. Mais surtout, ne discutes pas. C’est peine perdue.

Voilà, ton petit cœur a évité un surmenage pour une cause perdue. Tu me remercieras plus tard.

Attention !
Je ne te dis pas de “ virer comme une malpropre” tous les gens qui ne sont pas d’accord avec toi, hein. Aucun principe au monde ne devrait diviser tes proches ou diminuer le nombre de moments sympas. Non. Je te dis de parler d’autre chose avec les gens qui ne peuvent pas t’entendre, c’est VRAIMENT différent hein.

Etre bienveillant pour discuter du zéro déchet c'est essentiel. Cela permet d'amener du calme et de l'échange

Etre bienveillant pour discuter du zéro déchet, c’est la base !

Il arrive que tu ne puisses pas éviter la conversation pour X raisons hyper censées. Genre la personne en face de toi, c’est l’homme de ta vie, et vous vivez sous le même toit. C’est donc un brin compliqué de lui dire “ Edith m’a dit que si tu n’es pas prêt, je ne t’en parle pas et baaaam dans ta face crousti-fondante, mon gars”. Effectivement, le truc ne serait pas constructif (mais très drôle, tiens moi au jus, si tu le tentes).

Du coup, dans un pareil cas de figure, l’important,c’est de rester bienveillante en toute circonstance. Toujours. Genre pour de vrai, et même si tu as envie de lui enfoncer la tête dans la poubelle pour qu’il (ou elle, hein) voit toutes les conneries qui se trouve dedans.

Si tu lis cet article, c’est que tu as besoin de discuter de ton mode de vie et que la personne en face de toi prenne le temps (et ouvre ses chakras) de t’écouter et de te comprendre. C’est une envie tout à fait naturelle et saine, ma petite fraise des bois. Simplement, dans certaines situations épicées, cela demande un effort à ton interlocuteur ( rappelle-toi l’histoire du 20e siècle et des brosses à dents).

Si tu demandes de la bienveillance et de la tendresse, il faut en donner. Je ne dis pas que tu n’es pas quelqu’un de bisounours, hein. Ce n’est pas ça. C’est juste que c’est trèèèèès facile de tomber dans la frustration quand on commence à gratter un sujet aussi sensible. Être bienveillant, c’est du boulot !

Je me suis rendu compte que la seule solution quand ton entourage ne te comprend pas, c’est de ne pas se précipiter, et de rendre le truc positif.

Ne fais pas les mêmes conneries que moi…

Pourquoi je te raconte tout ça ? Hein ? Tu te demandes peut-être pourquoi je te soûle avec la bienveillance et ces conneries de zenitudes. Le truc, c’est que celui qui rejette, ne te comprend pas et se perd dans ton nouveau comportement. C’est toi qui as changé. Pas lui. Du coup, rendre ce changement positif, ça dompte les réflexions vaseuses.

Je m’explique.
Une erreur à ne pas commettre (et bien sûr moi, j’ai foncé dessus au début), c’est de monter sur ses grands chevaux. C’est de ne pas traduire ses choix avec des paillettes et des sourires. C’est de tomber dans le “non” comme celui qui te parle là tout de suite. Ou encore, de lui dire avec plus de mots et de subtilité “ j’ai raison et toi, tu te tais”.

Le zéro déchet, ça pique pour une grosse partie des gens. C’est donc à toi de faire l’effort de l’expliquer (même si franchement, ce n’est pas la première idée qui vient quand quelqu’un devient désobligeant). Ici, la bienveillance, c’est d’accepter l’idée que l’autre ne te comprend pas car c’est un nouveau monde pour lui, de le garder à l’esprit pendant TOUTE la conversation.

En pratique, 

L’autre ne te comprend pas. Il devient donc un brin furibond et critique ton comportement. Qu’est-ce que tu fais ? Tu ne lui fais pas observer qu’il n’est pas mieux que toi. Tu lui expliques le pourquoi du comment et tu minimises le truc si besoin.

L’idée, c’est de rassurerl’être désorienté (qui t’aime sûrement beaucoup) Toujours et non pas de le convaincre immédiatement. Le rejet, c’est du stress, de la peur, ou de l’inquiétude qui se cache dessous. Et c’est en le gardant à l’esprit que tu pourras être bienveillante et mener une vraie conversation constructive.

Tout le monde n’est pas passionné par

le nombre de degrés qu’il a fait dans l’Oklahoma.

C’est un conseil que je t’ai donné dans l’article sur “ comment convaincre mon mec de se lancer dans le zéro déchet”. Si tu veux avoir une conversation constructive, il faut trouver le bon argument. Et parfois, ce n’est pas la chaleur qu’il a faite dans je-ne-sais-quel-bled des USA, mais plutôt les économies que tu réalises tous les ans.

Je m’explique. On est tous sensible à des choses différentes. C’est juste que les arguments sur l’environnement (et l’effet désastreux de l’homme sur la planète) sont tellement nombreux qu’ils ne font pas forcément vibrer le pistil de tout le monde. Un gars peut être complètement insensible à la condition des chimpanzés à cause de l’huile de palme (même s’ils sont trop chou ces bestioles), et une dame très sympa n’arrive pas vraiment à imaginer que la pollution est bien là, car elle ne la voit pas. Différent, je te dis.

Si tu veux que tout se passe bien, commences toujours par donnerdes arguments très simples et concrets ( Genre les économies, le goût de la cuisine maison, les fameux 300 kg par habitants…) Bref, simples. Comme ça, tu sauras tout de suite si la personne en face peut réagir convenablement et tenter un truc un peu plus tricky ensuite (genre les bienfaits du papier toilette lavable ou du curcuma sur ton visage ou que sais je).

La spontanéité, ce n’est pas une bonne idée.

Par contre, et je te le dis parce que je t’aime d’amour et d’eau fraîche petite fraise des bois. Ne démarre jamais, et j’ai bien dit JAMAIS, une conversation sur le zéro déchet en mode spontanée et petite fleurs des bois. C’est une erreur que l’on fait toute une fois, mais qui ne devrait jamais se reproduire.

Je t’explique. Tu te rends chez Martine vendredi soir pour un apéro dînatoire avec tous tes copinous. C’est très sympa. Et là, comme de par hasard, tu te rends compte que se trouve des cacahuètes venus de loin sur la table. Le tout salé et pleins d’huile de palme.Tu pourrais instinctivement avoir envie d’expliquer que ce produit est une abomination pour la planèteet qu’il faut absolument le bannir des listes de courses de tous les quidam qui se respecte. Oui, tu pourrais, mais en fait, non.

Martine, elle est sympa. Elle a bossé dur toute la semaine, et elle n’a pas lu le bouquin de la grande Béa. Elle s’est donné du mal et elle a couru parce qu’elle voulait faire plaisir à tout le monde ce soir. Du coup, elle a dépensé de son temps et son argent pour vous faire passer un bon moment à tous.

Elle ne mérite pas un discours de 40 minutes sur la condition des chimpanzés, l’horreur du truc, et les hurlements face à ses bonnes intentions et ses crackers. Non. Même moi (et dieu sait que je suis toujours de ton côté hein.) je ne te soutiendrais pas dans le projet.

Par contre, tu peux lui enreparler calmement quelques jours plus tard. En mode solo, avec quelques arguments simples et un beau sourire au gré d’une conversation entre copines sur ce que l’on met dans un apéro dînatoire.

En mode pas spontanée, quoi.

Mettre des limites claires pour discuter du zéro déchet

Okay. Tu es dans une situation où la discussion commence. Les blagues fusent, les gens mettent tout leur cœur à discréditer tes petits arguments. Tu ne te sens pas au top d’un coup.
Inspire, expire. Tu as tout essayé, là : la positive attitude, les trucs simples…Bref, ils n’ont pas envie de te lâcher, et ce n’est pas très chouette, d’un coup.Le meilleur conseil à te donner, c’est de mettre des limites et de conclure cette discussion.

Tu pourrais donner une phrase bateau en mode “ Ecoutez vous êtes très gentils les copains. Mais il s’agit de ma vie, de mes convictions. J’ai l’impression de devoir me justifier auprès de vous. Et franchement, je ne vous demande pas de m’expliquer votre dernière prise de sang ou votre feuille d’imposition, donc laissez moi souffler trois secondes.”
Ce genre de chose, ça calme. Ca remet les choses en place et tu peux repartir la tête haute. C’est l’essentiel. (et oui, je l’ai testé et ce fut un moment épique de silence gênant.)

Surtout, n’oublie pas que même si tu aimes ton prochain, tu mérite autant d’amour et de paillettes. Si tu as atteint un niveau de malaise important c’est que la limite est dépassée.

Et franchement, c’est juste formidable de se sentir capable de bouger les montagnes métaphoriques de la vie. Ca prouve que tu es pleine de bon sens et de bonnes intentions ! Le reste, tu pourras sans doute y réfléchir plus tard.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, petite fraise des bois !

J’espère vraiment que tu pourras suivre ( si tu en as le besoin, hein, sinon, c’est une perte de temps) ces quelques étapes pour être plus zen quand tu discutes zéro déchet.

Clairement, les choses ne sont pas faciles quand il s’agit d’expliquer un choix de vie. Un truc un peu plus drastique que les autres. Les choses peuvent très vite, mal tourner, et on peut très vite s’emporter (ou son interlocuteur). Ce n’est pas une route calme que tu prends, il va falloir s’armer de courage !

Mais si tu devais n’en essayer qu’un, un qui change tout, je te dirais vraiment de retenir à quel point être bienveillante permet de rendre cette conversation bien plus sympathique. Rester claire et pleine d’amour ne peut jamais amener autre chose que des paillettes et des sourires ! D’ailleurs, je t’en souhaite un gros paquet !

N’hésite pas à partager avec moi (et toutes les petites fraises des bois du moooonde) tes essais, tes victoires ou tes fails sur la question en commentaires juste en dessous. Comment s’est passé ta dernière conversation sur le zéro déchet ? Les trucs chouettes ? Les trucs moins chouettes ? Tu sais quoi, je veux TOUT savoir !

*Toutes les photos sont des photos prises par les talentueux photographes d’ Unsplah ! Un grand merci à eux. 
xoxo Edith

Et puis sinon ?

Des voyages ou des vaccances zéro déchet c'est possible ? Les bouteilles d'eau, les piques niques, ou même simplement les sortie à la plages ne sont pas forcément des incontournables ! on voit ça tout de suite ensemble ?
Discuter du zéro déchet peut vite tourner au cauchemar. Entre les proches qui ne comprennent pas, les sceptique et les blagueurs, c'est quand même pas évident ! Aujourd'hui, on parle donc de mes 4 astuces pour discuter et rester zen de zéro déchet !
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