04 Déc Et si je n’étais pas minimaliste mais un imposteur ?

Et si je n'étais pas minimaliste ? Ou comment dompter tes peurs ( et ton syndrome de l'imposteur) pour continuer à désencombrer ta vie et ton esprit ! Salut petite fraise des bois! Aujourd’hui, en bonne minimaliste, on va parler désencombrement et doute. Et même, du vilain syndrome de l’imposteur.

Tu sais ce syndrome qui pointe le bout de son nez à la première occasion pour te bloquer?

Celui ou tu remets tout en cause  » parce que ce n’est pas assez /parfait / joli « ?

Tu vois, il y a quelques jours, j’ai acheté une paire de chaussures et j’étais hypermal à l’aise. Déjà, parce que je n’étais pas rentrée dans un magasin de pompe depuis au moins deux ans. (Du coup, je ne suis plus du tout habituée à survivre sous leurs éclairages néons.)

Mais surtout, parce que je n’étais pas à l’aise à l’idée d’acheter une paire d’escarpins neuve. En mode cuir, polyester et ampoule au pied.

Genre, je culpabilisais un max devant l’étalage de talons hauts.

Avec tout un tas de pensées négatives de névrosée de minimaliste : “voilà où la société te mène, ou encore “tu n’en as pas besoin, tu pourrais très bien mettre la robe que l’on t’a prêtée avec des baskets. Ce serait moche, soit. Mais au moins, les baskets, elles te serviront pour de vrai”.

Et du coup, je me suis dit : « En fait, tu n’es pas minimaliste, mon petit chat. Tu fais que du bullshit ettu mens au reste du monde. » (C’était sûrement lié à la douleur aiguë ressentie dans mes orteils.)

Et, une fois calmée, je me suis dit que la question méritait d’être quand même posée. (Ce qui est rare pour une question en mode névrose).

Toi aussi, tu peux vivre des moments de doutes / comparaisons débiles / et des découragements à propos de ton envie de désencombrer, trier et vivre avec simplicité.

Face à ces interrogations, tu peux être perdue et découragée. Et ça, petite fraise des bois, j’aimerais mieux l’éviter.

Trouver son équilibre minimaliste.

Pour moi, le minimalisme, c’est faire le point sur ses priorités, se concentrer dessus et virer le reste. Surtout le bordel, les pensées négatives, et… Les trucs qui ne servent pas à grand-chose quand on y pense (et ça fait un paquet de trucs).

C’est une façon de voir le minimalisme, mais ce n’est pas le seul.

“Avoir moins pour vivre plus” peut amener une partie des adeptes à tenir des propos qui me paraissent complètement incohérents. En mode garde-robe capsule avec exclusivement du bleu, du noir, et du gris pour ne pas trop s’emporter (j’aime la couleur les gars, c’est hors de question.)

Ou encore l’importance d’aller faire ses courses tous les jours pour éviter d’avoir un frigo (si je finis le mardi à 22 heures, je fais comment ?)

Bref, le minimalisme sembleavoir beaucoup de définitions.Et un petit paquet d’entre elles me dépasse.

Peut-être que toi aussi, d’ailleurs.

Et si je n'étais pas minimaliste ?

Tu vois, vivre mieux avec moins, c’est une question d’état d’esprit, et de sentiments, pour moi.

Pas de couleur de pulls ou de nombre de serviettes de plage.

C’est rechercher un nouvel équilibre. Un, qui te redonne une place au centre : posséder ce qui correspond à ce que tu veux, à ce que tu peux faire, et à ce qui te met en joie.

Pour toutes ces raisons, je ne suis pas du genre à te dire que tu devrais posséder 4 tasses, trois bols et deux assiettes. Ou commenter la couleur de ton jean.

Non. Tu es grande, tu es formidable et tu choisis bien un pantalon rose fluo, si ça peut te faire plaisir.

Et ça ne devrait pas provoquer un vieux syndrome de l’imposteur dès que l’occasion se présente. Ni pour toi, ni pour moi.

À retenir –

Le minimalisme ne signifie pas posséder un nombre précis d’objets, mais plutôt réfléchir à ce qui n’est pas important ou utile. Du coup, il n’y a aucune raison de culpabiliser si tu t’achètes une paire d’escarpins parce que tu en as vraiment besoin ou si tu regardes un article de blog qui te vante l’importance de ne posséder que trois tasses à café alors que tu en as 5.
L’important, c’est ton équilibre. Pas celui de la fille de l’autre côté de l’écran.

Le désencombrement est un chemin.

Je ne sais pas si je te le dis suffisamment. Mais le désencombrement, à savoir virer tout un tas de trucs parce que tu penses que c’est la chose à faire, c’est un chemin.

Un vrai, un long, et… Un absolument génial.

Pourquoi ?! Parce que virer et se sentir à l’aise avec la réduction de ses possessions, c’est un peu comme arriver à oublier son ex. (Promis la métaphore vaut le détour)

On n’est pas sûre tout de suite, on tape du pied, on se souvient des bons souvenirs, on se donne toutes les bonnes raisons de le garder dans sa vie, on ne le voit plus pendant quelque temps et… On finit par tourner la page.

On se sent mieux et on se concentre sur d’autres habitudes.

Ce processus est fatigant. (Et hilarant, quand on y pense).

Et si je n'étais pas minimaliste ?

Si l’on est un peu sensible, on ne peut donc pas virer purement et simplement tout le superflu en trente jours, ou en lisant trois articles de blog sur les garde-robes capsule.

Non, il faut d’abordaccepter ses sentiments, ses peurs, et s’assurer de ses priorités.Ou au moins, du sens que toute cette affaire signifie.

Du coup, ça prend du temps. Et tu peux te demander si tu arriveras un jour à correspondre à la fille en mode super-héros que tu t’es fourrée dans la tête.

Mais surtout, tu peux te décourager en te persuadant que tu n’en es pas capable, compte tenu des petits résultats que tu observes. Et ça, c’est grave.

Tu vois, moi, après quatre ans, on peut dire que j’ai clairement beaucoup moins d’affaires qu’avant. Je suis bien lancée dans le désencombrement et je vire régulièrement de nouvelles strates d’objet.

Je possède sûrement moins que ma voisine jeannette qui collectionne les statuettes en forme de chouette, mais plus que cette photographe free-lance qui parcourt le monde.

Et parfois, chez moi, c’est le bordel. (YEP ! Je ne suis pas parfaite.)

Et franchement ? ! L’important, ce n’est pas de compter le nombre de verre que mon Amoureux a décidé de conserver. Mais plutôt de voir que je n’ai pas lâché l’affaire et que mon quotidien n’est plus rempli de superflu actuellement.

Parce que j’ai suivi mon rythme, et parce que j’ai le temps d’acheter une cape de super-héros l’année prochaine (ou celle d’après ?).

À retenir –

L’important, c’est de faire le point sur tes priorités (les tiennes, pas celle de ta maman) et de te concentrer dessus. Absolument pas de passer un score de sacs donné à une association caritative. Si tu as un doute, écrit ce qui t’a mis le plus de joie cette semaine sur un papier. N’oublie rien. Relis la liste, et tu découvriras ce sur quoi, tu as envie de te concentrer. Le reste est superflu, fais le si nécessaire, mais ne concentre pas ta vie dessus.

C’est tout pour aujourd’hui !

Comme tu as pu le remarquer, je n’ai pas répondu à la question. Je n’ai pas affirmé être minimaliste ou non. Parce qu’on s’en fout.

Avoir besoin de désencombrer une pièce, un appartement ou toute une vie, c’est une aventure sans précédent. C’est un truc qui remet en cause un nombre impressionnant de vérités absolues d’hier et c’est quelque chose qui t’aidera à te sentir mieux dans ta vie.

Ce n’est pas mettre une nouvelle définition sur ta personnalité, tes projets ou ta vie.

Tu es déjà formidable.(Qu’importent les crises de névrosée que tu peux éventuellement faire de temps en temps dans un magasin de chaussures).

Tu n’as donc pas besoin de savoir si tu te nommes apprentie minimaliste ou super-trieuse / désencombrement. Le tout, c’est de continuer à faire ce que tu veux pour toi.

Et d’être heureuse de le faire. Et ça, aucune méthode/question ne pourra te l’enlever en cours de route.

A très vite petite fraise des bois

Pleins de Chahut à toi ! 

 

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