Devenir minimaliste, c'est vraiment la solution ? – Jolichahut
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Devenir minimaliste, c’est vraiment la solution ?

Tu as envie de devenir minimaliste ? L’idée de posséder moins, d’être plus libre te fais rêver ?Par contre, les chiffres annoncés t’effraient ? 33 vêtements ? Deux livres ? que de la joie ? Jamais de shopping ? C’est très peu pour toi ?

Sur ce point, j’ai quelque chose à te dire : moi aussi.

Tu vois, il y a quelques jours, j’ai acheté une paire de chaussures et j’étais hypermal à l’aise. Déjà, parce que je n’étais pas rentrée dans un magasin de pompe depuis au moins 2 ans. (Du coup, je ne suis plus du tout habituée à survivre sous leurs éclairages néons.)

Mais surtout, parce que je n’étais pas à l’aise à l’idée d’acheter une paire d’escarpins neuve. En mode cuir, polyester et ampoule au pied.

Genre, je culpabilisais un max devant l’étalage de talons hauts.

Avec tout un tas de pensées négatives de névrosée de minimaliste : “voilà où la société te mène, ou encore “tu n’en as pas besoin, tu pourrais très bien mettre la robe que l’on t’a prêtée avec des baskets. Ce serait moche, soit. Mais au moins, les baskets, elles te serviront pour de vrai”.

Et du coup, je me suis dit : “En fait, tu n’es pas devenue minimaliste, mon petit chat. Tu fais que du bullshit ettu mens au reste du monde.” (C’était sûrement lié à la douleur aiguë ressentie dans mes orteils.)

Et, une fois calmée, je me suis dit que la question posée la question : est ce que devenir minimaliste, c’est la solution ? 

Toi aussi, tu peux vivre des moments de doutes / comparaisons débiles / et des découragements à propos de ton envie de minimalisme, de désencombrer, trier et vivre avec simplicité.

Face à ces interrogations, tu peux être perdue et découragée. Et ça, petite fraise des bois, j’aimerais mieux l’éviter.

Trouver son équilibre pour devenir minimaliste.

Pour moi, devenir minimalisme, c’est faire le point sur ses priorités, se concentrer dessus et virer le reste. Surtout le bordel, les pensées négatives, et… Les trucs qui ne servent pas à grand-chose quand on y pense (et ça fait un paquet de trucs).

C’est une façon de voir le minimalisme, mais ce n’est pas le seul.

Désirer une vie plus simple peut amener une partie des adeptes à tenir des propos qui me paraissent complètement incohérents. On entend des trucs du genre : C’est impératif d’avoir une garde-robe capsule avec exclusivement du bleu, du noir, et du gris pour ne pas trop s’emporter

Personnellement, j’aime la couleur, les gars. C’est donc hors de question.

Tu peux également tomber sur un article qui te vante l’importance d’aller faire ses courses tous les jours pour éviter d’avoir un frigo (si je finis le mardi à 22 heures, je fais comment ?)

Bref, devenir minimaliste semble très compliqué

Autant te dire qu’il existe un paquet de conseils qui me dépassent.

Peut-être que toi aussi, d’ailleurs.

Tu vois, pour moi, devenir minimaliste,  c’est une question d’état d’esprit et de sentiments.

Pas de couleur de pulls ou de nombre de serviettes de plage.

C’est rechercher un nouvel équilibre. Un, qui te redonne une place au centre : posséder ce qui correspond à ce que tu veux, à ce que tu peux faire, et à ce qui te met en joie.

Pour toutes ces raisons, je ne suis pas du genre à te dire que tu devrais posséder 4 tasses, trois bols et deux assiettes. Ou commenter la couleur de ton jean.

Non. Tu es grande, tu es formidable et tu choisis bien un pantalon rose fluo, si ça peut te faire plaisir.

Devenir minimaliste ou non, ça ne devrait pas provoquer tant de questions dès que l’occasion se présente. Ni pour toi, ni pour moi.

À retenir –

Devenir minimaliste ne signifie pas posséder un nombre précis d’objets, mais plutôt réfléchir à ce qui n’est pas important ou utile.
Du coup, il n’y a aucune raison de culpabiliser si tu t’achètes une paire d’escarpins parce que tu en as vraiment besoin ou si tu regardes un article de blog qui te vante l’importance de ne posséder que trois tasses à café alors que tu en as 5.
L’important, c’est ton équilibre.
Pas celui de la fille de l’autre côté de l’écran.

Devenir minimaliste, c’est un chemin.

Je ne sais pas si je te le dis suffisamment. Mais devenir minimaliste, c’est un chemin.

Un vrai, un long, et… Un absolument génial.

Pourquoi ?! Parce que virer et se sentir à l’aise avec la réduction de ses possessions, c’est un peu comme arriver à oublier son ex. (Promis la métaphore vaut le détour)

On trouve très vite des choses qui ne nous font plus rêver et … on est bien contente de s’en débarasser.

On se fixe de nouvelles priorités plus simples et plus en accord avec ce que l’on veut dans notre vie.

Mais…on n’est pas sûre tout de suite, on tape du pied, on se souvient des bons souvenirs, on se donne toutes les bonnes raisons de le garder dans sa vie, et on est un peu chafouinée pendant quelque temps.

Et puis, on ne le voit plus pendant quelque temps et… On finit par tourner la page.

On se sent mieux et on se concentre sur d’autres habitudes.

Ce processus est fatigant. (Et hilarant, quand on y pense).

Mais il est nécessaire.

Il nous permet de tirer un trait et de connaître ce qui est vraiment important.

Métaphore mise à part, si l’on est un peu sensible, on ne peut pas virer purement et simplement tout le superflu en 30 jours, ou en lisant 3 articles de blog sur les garde-robes capsule.

Non, il faut d’abordaccepter ses sentiments, ses peurs, et s’assurer de ses priorités.Ou au moins, du sens que toute cette affaire signifie.

Du coup, ça prend du temps.

Et tu peux te demander si tu arriveras un jour à devenir minimaliste si tu t’es fourrée une image de super-héros de la simplicité dans la tête.

Pire, tu peux te décourager en te persuadant que tu n’en es pas capable, compte tenu des petits résultats que tu observes.

Et ça, c’est grave.

Tu vois, moi, après quatre ans, on peut dire que j’ai clairement beaucoup moins d’affaires qu’avant. Je suis bien lancée dans le désencombrement et je vire régulièrement de nouvelles strates d’objes.

En gros, pour mon entourage, je suis devenue minimaliste ( et c’est très chiant quand il s’agit de me faire un cadeau à Noël).

Pourtant, je possède moins que ma voisine jeannette qui collectionne les statuettes en forme de chouette, mais plus que cette photographe free-lance qui parcourt le monde.

Je ne suis pas parfaite.Parfois, chez moi, c’est le bordel.

Mais tu sais quoi ? A force d’essayer de devenir minimaliste, j’ai compris que l’important, ce n’est pas de compter le nombre de verre que mon Amoureux a décidé de conserver. Mais plutôt de voir que je n’ai pas lâché l’affaire depuis 4 ans et que mon quotidien n’est plus rempli de superflu actuellement.

Parce que j’ai suivi mon rythme, et parce que j’ai le temps d’acheter une cape de super-héros l’année prochaine (ou celle d’après ?).

À retenir –

Pour devenir minimaliste, l’important, c’est de faire le point sur tes priorités (les tiennes, pas celle de ta maman) et de te concentrer dessus.
Absolument pas de passer un score de sacs donné à une association caritative.
Si tu as un doute, écrit ce qui t’a mis le plus de joie cette semaine sur un papier. N’oublie rien. Relis la liste, et tu découvriras ce sur quoi, tu as envie de te concentrer. Le reste est superflu, fais le si nécessaire, mais ne concentre pas ta vie dessus.

C’est tout pour aujourd’hui !

Comme tu as pu le remarquer, je n’ai pas répondu à la question. J’imagine que devenir minimaliste peut être la solution. Mais on s’en fout.

Avoir besoin de désencombrer une pièce, un appartement ou toute une vie, c’est une aventure sans précédent. C’est un truc qui remet en cause un nombre impressionnant de vérités absolues d’hier et c’est quelque chose qui t’aidera à te sentir mieux dans ta vie.

Devenir minimaliste, ce n’est pas mettre une nouvelle définition sur ta personnalité, tes projets ou ta vie.

Tu es déjà formidable.(Qu’importent les crises de névrosée que tu peux éventuellement faire de temps en temps dans un magasin de chaussures).

Tu n’as donc pas besoin de savoir si tu te nommes apprentie minimaliste ou super-trieuse / désencombrement. Le tout, c’est de continuer à faire ce que tu veux pour toi.

Et d’être heureuse de le faire. Et ça, aucune méthode/question ne pourra te l’enlever en cours de route.

A très vite petite fraise des bois

Pleins de Chahut à toi ! 

 

1 Comment
  • nathalie
    Posted at 00:24h, 21 mars Répondre

    merci pour ton post ça fait du bien de lire un article qui vante le fait d’être soi et a mon avis s’est le plus important, on nous colle sans cesse des étiquettes et du coup a la place de se sentir épanouie on fini encore plus stressée qu’avant (????) Etre soi avec ses qualités et ses défauts s’accepter telle que l’on est s’est pour moi la clé du bonheur, alors oui on peu être minimaliste avec 5 paires d’escarpins ou 30 livres ou même 10 tasses, le principal c’est que cela nous apporte de la joie

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